« Petit parcours des féminismes d’inspiration protestante »

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27/11/2013 14:00 - 17:00
CCEFR
Téléphone: 06 89 36 08 73
Maison des associations MONTREUIL
Adresse : (anciennement)35/37 avenue de la Résistance MONTREUIL (Métro Croix de Chavaux)

Cours animé par Anne Marie Reijnen, professeure invitée de l' Institut Catholique de Paris, titulaire de la Chaire Kairos ( ISEO )

 

A la question « Le protestantisme est-il machiste ? », il convient de donner une réponse en forme de dialectique : « non ; oui ; pourtant ; toutefois... ». L’émancipation des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes sont acquises, en principe au moins, dans la famille des églises issues directement ou indirectement de la Réforme. Dans les faits, elles se confrontent aux tendances moralisatrices et conservatrices propres au protestantisme. Nous évoquerons brièvement le XVIe siècle qui vit éclore de nouvelles manières d’être femme et chrétienne. La première apologie ( 1535 ) de la Réforme de Genève était de la main d’une femme, Marie Dentières. Bien plus tard, la naissance du féminisme aux États-Unis coïncida avec la lutte pour l’abolition de l’esclavage et en faveur des droits civiques des Africains Américains ( Sarah et Angelina Grimké ). En Angleterre, Josephine Butler dénonça la traite des Blanches ( 1886 ). Au XIXe siècle également, des pionnières lisaient la Bible de manière féministe : voir The Woman’s Bible (Elisabeth Cady Stanton, 1895). De nos jours, les théologiennes protestantes asiatiques, allemandes, britanniques et américaines ainsi que les auteures des pays latins continuent de sonder les Écritures et s’engagent dans les combats d’aujourd’hui, entre autres le défi planétaire de l’écologie.

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