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Centre civique d'étude du fait religieux

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Le CCEFR (Centre Civique d’Etude du Fait Religieux) est né d’une volonté forte : celle de donner à chacun les outils indispensables pour la compréhension du fait religieux, en tant que réalité sociale ancrée dans l’histoire de l’humanité en proposant des conférences et des cycles de cours, sous l’égide d’un Conseil scientifique constitué d’universitaires de renom.

Pour marquer les 120 ans de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, nous recevions en décembre dernier Delphine Girard pour débattre autour de son livre : « Madame, vous n’avez pas le droit ».

Riche échange qui, malgré tout, laissa l’impression d’une problématique faite de constats plus faciles à énoncer qu’à surmonter.

L’école fut évidemment au cœur des préoccupations dans les témoignages des participants. Nivellement par le bas du niveau scolaire, désertion des filières mathématiques et scientifiques, crise de l’autorité des enseignants, montée des violences verbales et physiques, essor de l’enseignement privé, cristallisèrent de vives critiques.

De ces données avérées émergeait l’idée que le passé était préférable et qu’un retour à l’ordre et à l’autorité était souhaitable.

L’épreuve du réel si dure, nous invite t’elle plus à une nostalgie des bons souvenirs qu’à nous pousser à avancer malgré tout ?

Le CCEFR rencontre dans es initiatives ce phénomène à savoir un mélange de mélancolie et de quête de sens.

Dans un contexte de crise politique et culturelle, le passé peut être un refuge alors que personne ne semble en mesure de maîtriser les bouleversements du monde.

Hier la modernité était inséparable de l’idée de progrès et d’une démarche émancipatrice de l’histoire.

Aujourd’hui, la concurrence économique exacerbée, le catastrophisme écologique, les violences et les guerres dominent l’actualité.

Tous ces changements rapides, ces pertes de repères avec l’âge qui avance, sont sources de peines à imaginer le futur. Alors le risque de repli sur le passé parfois idéalisé existe. George SAND n’associait-elle pas la nostalgie au dégoût de l’avenir.

Notre association considère que si notre mémoire nous permet de voyager dans le passé, elle ne doit pas nous détourner de notre futur.

Nous voudrions passer le relais aux jeunes dans la confiance. Mais en percevant qu’ils ne vont pas bien notamment avec l’emprise des réseaux sociaux, nous sommes fortement perturbés et inquiets.

Pourtant, il nous faut remettre nos souvenirs initiaux de nos apprentissages, de nos expériences relationnelles au goût du jour.
Réinventer le passé semble plus facile qu’inventer l’avenir, quand celui-ci devient indiscernable. Pour que la guerre de tous contre tous ne devienne pas réalité, nous poursuivrons avec modestie et ambition, notre travail d‘apports de connaissances nécessaires.

Alain Léger, Président de l’association CCEFR
Centre Civique d’Etude du Fait Religieux
Maison des Associations et des Initiatives Citoyennes
60, rue Franklin  93100 MONTREUIL
06 89 36 08 73

Le 1er février 2026