avec Frédéric GUGELOT, professeur d’histoire contemporaine, Université de Reims et président du conseil scientifique du CLEFR depuis septembre 2026.
Une jeune lorraine, Jeanne d’Arc, obtient du roi de France désespéré une armée qui lui permet de sauver la ville d’Orléans puis de couronner le roi Charles VII à Reims en 1429, avant d’être capturée par les Anglais en 1430, puis brûlée vive l’année suivante. L’épisode historique est bien court et ne met pas fin à la guerre.
Jeanne d’Arc devient dans la 2e moitié du 19e siècle une figure très convoitée alors qu’elle a longtemps été ignorée. C’est après la défaite de la France contre la Prusse que naît son culte. Deux camps s’arrachent l’icône : il y a, d’un côté, la Jeanne de droite guerrière, monarchiste et pieuse et de l’autre, celle de gauche, issue du peuple, trahie par le roi et brûlée par l’Eglise.
Ceux sont ces usages et mésusages de la figure de Jeanne d’Arc que nous allons suivre du milieu du 19e siècle au début du 21e siècle.
INSCRIRE