Edito Octobre 2020

Combien de temps, la pandémie liée au covid 19 va- t-elle durer ?
Nul ne sait .
Et chaque jour, elle nourrit les débats, occupe les esprits.
Nous mesurons son empreinte en nous mêmes, les réactions qu’elle provoque, avec cette persistance du doute qu’elle génère.

Le danger serait d’ignorer son pouvoir de nuisance.
Renforcement des inégalités, élargissement de la misère, décrochages scolaire et universitaire en sont quelques traits significatifs.
Plus encore. Montent les contestations de la démarche scientifique, des institutions démocratiques, des « élites » , tout comme aux Etats Unis où les thèses du mouvement complotiste Qanon se développent.

Dans ces circonstances, la capacité de discuter, de mettre l’essentiel en partage et d’échanger des arguments de manière rigoureuse et apaisée, accuse des reculs.
Donner à la vie ce que Kant appelle le « sens commun » est un enjeu de plus en plus complexe à réaliser.
Songez à ce que nous entendons à l’envie comme lien simpliste et péremptoire entre immigration, délinquance, violence, fanatisme et terrorisme religieux.

Affronter directement la puissance injuste d’un tel raisonnement est nécessaire.
Appeler plus intensément l’attention sur les bégaiements de l’histoire et les tragédies qui peuvent se renouveler parce qu’on les a niées, est une responsabilité à assumer.

Mais si nous ne sommes pas réduits au silence, notre niveau d’activités est faible au regard de ces exigences.
Nous sommes désolés de ne pas adopter la voie de Spinoza qui, de manière catégorique, indiquait que : « la tristesse n’est jamais bonne, il faut toujours l’éviter ».
L’activité nous a toujours rendu joyeux et optimistes.

Avec la période présente, pourquoi cacher un certain vague à l’âme ?
D’autant que de multiples questions se bousculent dans l’actualité :

  • le financement ou pas d’édifices religieux
  • la charte proposée par le Centre Français du Culte Musulman
  • les meurtres perpétrés au Ghana, au Mozambique
  • l’annonce de la tenue d’Etats Généraux de la laïcité
    et combien d’autres faits encore ?

Pour rester fidèles à nous mêmes, à notre manière, nous tentons des initiatives, nous bravons les critiques, nous persistons sur des principes de Démocratie et de République, nous persévérons pour que la connaissance supplante la confusion et le mensonge.

Tenir tête, tenir bon pour conjurer la peur et entretenir l’espoir.
Nous le faisons avec moins d’adhérents que par le passé, mais forts de leur fidélité.
C’est leur façon de rendre hommage à la rigueur, à l’amitié, à la créativité associative.
Nous souhaitons vivement gagner l’estime de ceux qui nous rejoindront.

Il est encore temps !

Alain Léger, Président de l’association CCEFR
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20 octobre 2020

 

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